Dans la Peau d'un Chef de Gang

Dans la peau d'un chef de gang
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Résumé éditeur : 

Il passe dix ans dans les ghettos de Chicago avec un gang de dealers de crack et perce les secrets de l’économie souterraine.

Armé d’un questionnaire à choix multiples, Sudhir Venkatesh, alors étudiant en première année de sociologie, vadrouille dans un ghetto de Chicago, afin de collecter des informations sur les conditions de vie de ses habitants et de compléter les statistiques du département de son université. Le jeune étudiant ne sait pas encore qu’il va devenir l’ami de J.T., le chef du gang qui contrôle le quartier, ni qu’il passera la décennie suivante sous sa protection, à écouter et à observer les dealers, les squatters, les prostituées, les proxénètes, les militants, les flics, les travailleurs sociaux, les drogués… et, qu’en consignant ses observations, il deviendra le sociologue le plus en vue aux États-Unis. Dans la peau d’un chef de gang décrit les stratégies de survie mises en œuvre par la communauté. Les habitants de la cité Robert Taylor sont ambigus, compliqués, corrompus, mais ils parviennent à tisser un réseau de confiance et d’échange sur lequel peuvent s’appuyer tous les exclus de l’économie officielle, les marginaux, les laissés-pour-compte… et même Venkatesh, finalement, car Dans la peau d’un chef de gang, c’est aussi l’histoire d’une amitié complexe entre un chef de gang et un universitaire, deux jeunes hommes ambitieux composant avec la réalité pour surmonter les obstacles.

"A l'automne 1989, pendant ma première semaine à l'université de Chicago, j'ai dû assister à une quantité de séances d'orientation. On nous conseillait de ne pas nous aventurer en dehors des zones où patrouillaient activement les forces de police de l'université. On nous distribuait des plans détaillés où les limites de la petite enclave de Hyde Park étaient surlignées ; c'était la zone sûre. Même les jolis parcs de l'autre côté de la «frontière» n'en faisaient pas partie. Sauf, nous disait-on, si nous nous déplacions en groupe ou si nous assistions à un événement officiel.
Je vivais à la limite sud-ouest de Hyde Park, où l'université logeait la plupart de ses étudiants. J'avais un studio dans un immeuble de dix étages juste à côté de Cottage Grove Avenue, la frontière historique entre Hyde Park et Wood-lawn, un quartier pauvre habité par des Afro-Américains. Le contraste entre ces deux quartiers est familier à toute personne qui a vécu près d'une université dans une ville des États-Unis. D'un côté de la frontière se trouve un beau campus néo-gothique très soigné, avec des étudiants privilégiés, blancs pour la plupart, qui vont en classe et font du sport. De l'autre, des Afro-Américains réduits à l'état de loques humaines qui offrent leurs services bon marché (changer l'huile de moteur, laver les vitres, vendre de la drogue) ou mendient aux coins des rues".

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